"Zombie", c'est la déclaration de guerre de Fela à l'armée Nigerienne. Ni plus, ni moins. Poing levé, rythmiques lancinantes, basses qui prennent aux tripes, mélodies incantatoires et insurrectionnelles. C'est en plein milieu d'un festival dédié à la culture et aux arts africains que Fela Anikulapo Kuti et ses fidèles Afrika 70 lancèrent cette charge à l'encontre des forces armées. Les représailles qui allaient suivre auront des airs d'apocalypse. Au cour de la prise d'assaut musclée, la mère de Fela Kuti est défenestrée et la maison - baptisée république du katakuba - où il vit avec sa tribue de dissidents, littéralement rasée. Cette tragédie ne sufira pas à arrêter les guitares funky, les percussions yorubas, les choeurs, les dansent et les cuivres vombrissant. Plus la répression frappe, plus les rimes et les rythmes de Fela traquent, matraquent la dictature. Après tout, Anikulapo ne signifie t'il pas "celui qui a la mort dans son carquois"? Zombie marque le début d'une série d'albums sentant bon le règlement de compte.
Resist, fight'n glory