Boubacar Traoré : Maciré
Par Le Griot le samedi, mars 3 2007, 22:34 - AFRIQUE - Lien permanent
Dans les années soixante, les maliens se réveillaient chaque matin au son de sa voix mélancolique à la radio qui chantait l'indépendance. Après une absence de vingt ans Boubacar Traoré, alors qu’une rumeur le disait mort, a ressuscité des cendres de sa propre vie.
Boubacar Traoré est un de ces hommes solides qui reflètent l’histoire d’un pays, les espoirs et les désespoirs d’un peuple. Il en tire la matière d’un blues saisissant de tristesse apaisée, révélant une voix puissante et un jeu de guitare suave, une complainte portée par les arpèges. Comme si Kayes et Bamako se trouvaient toutes deux sur les berges détrempées du Mississippi…
Des airs inspirés de la tradition Kassonké de sa région natale. Du blues ? Si l’on veut appeler ça comme cela, pourquoi pas. "C’est un mot inventé par les Américains que tout le monde connaît" alors que les termes en bamadan, plus appropriés pour désigner sa musique, là c’est une autre histoire.
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